L'estragon

Saveur fine, arôme égèrement anisé, belle plante de jardin

Cette espèce un peu capricieuse ne réussit pas partout. Elle se montre exigeante
en matière de sol, qu’elle aime ni trop sec ni trop humide, et en matière d’exposition, ni trop ensoleillée ni trop ombrée. Un peu frileuse, elle ne survit pas toujours à l’hiver.

 

Nos plantes aromatiques

Nos graines de plantes aromatiques


De bonnes conditions de culture

Le meilleur sol
Cette plante aime les sols légers, meubles, perméables, et riches en humus. En terre compacte et argileuse, elle s’asphyxie et risque de périr durant l’hiver. Évitez lui les terrains pierreux.

 

Nos engrais et terreaux


Le climat et l’exposition
Cette plante asiatique n’est pas des plus rustiques ; il est préférable de lui réserver une situation abritée. Évitez surtout les expositions très ventées, qui risquent d’être fatales en hiver. La plante réussit en plein soleil dans les régions de l’Ouest, mais elle préfère la mi-ombre dans le Midi.

La mise en place
L’estragon est vendu en petite touffe et petit godet, ou en conteneur de 15 ou 20 cm.
Achetez le et mettez le en place de préférence au printemps (avril/mai), pour qu’il ait le temps de s’enraciner avant les froids, ou en automne, dans les régions méridionales. S’il est isolé, placez le au centre d’un cercle de 40 cm de rayon. Pour une culture en groupes ou en lignes, espacez les pieds de 40 cm.

 

L'estragon


L’arrosage et le paillage
Arrosez régulièrement les premiers mois, pour favoriser l’enracinement, mais sans excès si la  terre est à tendance lourde et argileuse. Effectuez des binages et des sarclages, pour aérer le sol et pour éviter à la plante la concurrence des mauvaises herbes. Un paillage est favorable au développement, surtout si la situation est un  peu chaude.

La multiplication de l’estragon


La division des touffes
C’est la méthode la plus simple. Elle permet de renouveler la culture et de la changer d’emplacement, tous les trois ou quatre ans. Effectuez l’opération au début du printemps, vers le 15 avril au nord de la Loire, en déterrant complètement la touffe et en débarrassant les racines d’une partie de leur terre. Prélevez des éclats, chacun devant être pourvu de racines bien développées, et replantez les immédiatement dans un autre emplacement.

Le marcottage
Cette méthode a l’avantage de produire un certain nombre de plants sans qu’il soit besoin de toucher au pied mère. En mai-juin, choisissez de jeunes tiges vigoureuses et couchez les, en ouvrant au-dessous un trou de 3 à 4 cm de profondeur et en ôtant les feuilles dans la partie qui doit être enterrée. Fixez la tige dans le trou avec une pierre et rebouchez. Sevrez et mettez en place au printemps suivant. Placez un petit tuteur afin de relever l’extrémité de la tige, en l’attachant avec un brin de raphia. Ne soyez pas pressés de sevrer. Mieux vaut attendre quelques mois que la marcotte soit bien enracinée, avec une mise en place au printemps.

Le bouturage
Prélevez des boutures de tête  d’une douzaine de centimètres et éliminez les feuilles de la partie inférieure, en recoupant sous un nœud. Trempez la base dans des hormones d’enracinement en poudre et piquez les boutures en pot, dans un mélange léger. Arrosez et conservez à mi-ombre. Avant les froids, placez en situation abritée ou mieux sous serre.


Le Conseil Pasero

Où placer l’estragon ?

Au potager comme au jardin d’agrément, l’estragon est rarement cultivé en lignes, étant donné que quelques pieds suffisent généralement pour les besoins de la cuisine. Vous le placerez donc en isolé ou en petits groupes, dans un coin du jardin ou en bordure. Vous pouvez aussi le cultiver près de ces autres plantes vivaces du potager que sont la rhubarbe et l’épinard. Dans un jardin d’agrément, il trouve sa place dans les massifs, en association avec d’autres vivaces.

 

Et pour aller plus loin :

 


Newsletter

logo villa verde